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À l’approche de la Journée internationale des services publics le 23 juin 2026, l’intersyndicale de la fonction publique tape du poing sur la table. Les huit organisations syndicales représentatives dont FO viennent de publier une déclaration commune particulièrement offensive.
Le constat est sans appel : la dégradation continue des conditions de travail, la crise d'attractivité sans précédent et l'érosion constante de notre pouvoir d'achat menacent désormais directement la capacité même de nos services publics à remplir leurs missions auprès des citoyens.
Un pilier démocratique et social en danger : Les organisations syndicales rappellent avec force que les services publics ne sont pas des coûts à couper, mais le ciment de la cohésion sociale, de l'égalité des droits, de la transition écologique et du bon fonctionnement démocratique de notre pays.
L'impact des restrictions budgétaires : Des années d'austérité et de coupes sombres ont vidé les services. Résultat ? Une explosion des postes vacants, des conditions de travail invivables pour les agents et, inévitablement, une baisse de la qualité du service rendu aux usagers.
Urgence salariale : Le SMIC rattrape la Fonction publique ! C'est le symbole d'un déclassement historique. La récente revalorisation du SMIC a obligé l'État à verser une "indemnité différentielle" à plus de 862 000 agents publics pour qu'ils atteignent le salaire minimum légal. C'est la preuve par les chiffres de l'effondrement de nos grilles de carrières et de l'appauvrissement des agents.
Cap sur le 6 juillet 2026 : Un rendez-vous salarial est programmé début juillet. L’intersyndicale exige des mesures indiciaires générales (augmentation de la valeur du point d'indice pour tous) et refuse d'avance les "primes au mérite" ou autres ajustements périphériques qui masquent la misère.
Au-delà des grands discours nationaux, cette crise se décline concrètement dans nos collectivités en Rhône-Alpes. Les Directions des Ressources Humaines (DRH) font face à des réalités de terrain que FO dénonce depuis des années :
Pénurie de candidats et difficultés de recrutement majeures sur les métiers clés.
Explosion des postes vacants qui surcharge les collègues restants.
Concurrence féroce du secteur privé, bien plus attractif financièrement.
Exigences légitimes des agents en matière de rémunération, de Qualité de Vie au Travail (QVT) et d'évolution professionnelle.
Le constat de FO SP Rhône-Alpes : La question n’est plus seulement de savoir si les agents bouclent leurs fins de mois (même si c'est une urgence absolue). La question est désormais de savoir si nos collectivités territoriales auront encore les moyens humains d'assurer le ramassage des déchets, l'accueil en crèche, l'entretien des routes ou l'action sociale de proximité. Pour attirer et fidéliser, il faut payer et respecter les statuts !
Le rendez-vous salarial du 6 juillet prochain sera crucial. Les employeurs publics territoriaux, tout comme le gouvernement, vont devoir passer des paroles aux actes.
Pour FO SP Rhône-Alpes, il n'y aura pas de services publics de qualité sans agents reconnus et correctement rémunérés. Le 23 juin doit être un moment fort de visibilité pour nos revendications : Le point d'indice doit augmenter, nos carrières doivent être revalorisées !
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